If it grows together, it goes together

Visionner The Bear sous le prisme de la communauté

Fin 2025, je me suis surprise à ressentir l’envie de redonner une chance à The Bear, cette série américaine réalisée par Christopher Storer que l’on ne présente plus tant elle croule sous la renommée et les critiques élogieuses. J’avais bien essayé de m’y intéresser lors de la diffusion de sa première saison en 2022 mais j’étais complètement passée à côté du premier épisode — 28 minutes de stress intense et d’immersion dans une cuisine, sur fond de deuil et du PTSD dont souffre le personnage principal, Carmy Berzatto, un jeune chef étoilé de retour à Chicago pour reprendre le restaurant que lui a légué son grand frère avant de se suicider. Néanmoins, je me suis retrouvée à visionner à nouveau ce premier épisode intitulé “System” en novembre et j’ai réalisé que j’avais bien fait de laisser passer tout ce temps. La suite de la série n’a fait que me donner raison et nourrir des réflexions que j’avais en tête depuis de longs mois, sans jamais réussir à les mettre en forme dans un texte.

Dès les premiers épisodes, j’ai été très touchée par la constellation de relations qui unissent les personnages. Les Berzatto et leurs ami·es sont lié·es par des liens souvent plus subtils que la simple appartenance à une même famille biologique. Richie, le meilleur ami de Michael, le grand frère disparu, considère les Berzatto comme ses cousin·es alors qu’iels ne sont aucunement relié·es par des liens du sang et le réveillon de Noël réunit aussi bien les membres de la famille que des voisin·es et ami·es de toujours, sans qu’aucune hiérarchie ne soit faite entre ces dernier·es. En visionnant la série, il m’est revenu en tête l’expression “faire foyer”, proposée par l’auteur et journaliste Tal Madesta dans son essai Désirer à tout prix, qu’il explique préférer au fait de “faire couple différemment”. En effet, si les personnages de The Bear ne vivent pas en communauté, iels “font foyer” en passant l’essentiel de leur temps ensemble au restaurant et les membres de l’équipe sont impliqué·es dans des événements supposément réservés au cercle familial (obsèques, mariage, naissance d’un·e enfant…) Cette idée rejoint l’angle adopté par Moises Mendez II dans son article “Why is The Bear queerer than it seems?“, publié dans Out en juin 2025. L’auteur considère que, si la série ne compte aucun personnage queer de prime abord, elle met néanmoins en avant l’idée de la “famille choisie” (1). Il rappelle que cette dernière est à la fois présente à travers l’évolution du personnage de Richie, qui prend confiance en lui grâce aux personnes qui l’entourent et à son expérience dans le domaine du service, mais aussi dans cette phrase toute simple, prononcée par Carmy dans la saison 3 : "There’s probably one really true thing about restaurants: you’re never alone." L’objectif n’est évidemment pas de dire que le fait de travailler dans la restauration est nécessairement synonyme de famille choisie — comme tous les milieux professionnels, ce dernier a son lot de pression (énorme), d’abus, de violence et d’absence de temps libre. Il est d’ailleurs important de rappeler que le contexte dans lequel évoluent et relationnent les personnages de The Bear est étroitement lié à une gestion capitaliste de son temps, où chaque seconde doit être optimisée. Or, comme le rappelle Tal Madesta dans Désirer à tout prix, “les liens les plus fertiles sont aussi les moins rentables”. On peut donc se demander si le concept de “famille choisie” est applicable ici puisqu’il est vécu dans le cadre d’un environnement de travail, source de beaucoup de pression, d’absence de communication et surtout, de rendement. Par ailleurs, la série s’attache à relater minutieusement tous les aspects de la vie en communauté, du conflit à la tragédie en passant par les liens qui unissent ses différent·es membres et la banalité du quotidien, visible dans ces instants d’apparence anodine qui demeurent les plus marquants : la préparation d’une omelette qui rappelle la raison d’être de sa passion pour la cuisine, une discussion à cœur ouvert autour de l’épluchage de champignons dans un restaurant étoilé ou la fabrication de neige artificielle pour une cliente très spéciale. Ce sont ces moments-là qui permettent de se souvenir de la préciosité des liens qui nous unissent aux autres, demeurant des garde-fous face à la productivité et à l’optimisation de son temps générées par le capitalisme.

Marcus (Lionel Boyce) et Luca (Will Poulter)

J’apprécie donc beaucoup le fait que The Bear se concentre avant tout sur le collectif et la communauté, contrairement à de nombreuses séries occidentales slice of life où l’épanouissement du/de la personnage principal·e est souvent individuel ou lié à une relation romantique. J’ai parfois l’impression que les ami·es, la famille et toustes celles et ceux qui entourent les personnages de ces séries passent au second plan ou sont de simples accessoires permettant des rebondissements comiques ou dramatiques (2), le·a partenaire romantique faisant généralement office d’exception. N’étant actuellement pas intéressée par le modèle classique du “couple” — que ce soit dans la vie ou en tant qu’enjeu scénaristique — le fait de visionner une série telle que The Bear m’a fait beaucoup de bien. La série montre des personnages lié·es par un lieu, une passion commune et des liens aussi forts et profonds que dans le cadre de relations romantiques. J’ai été très sensible à l’analyse de cette personne dans un thread Reddit sur la future saison 5 (attention aux spoilers !), pour laquelle le sujet principal de The Bear serait la thérapie familiale systémique, dont le restaurant serait une métaphore. L’approche systémique propose, comme son nom l’indique, de considérer la personne en thérapie comme faisant partie d’un système, généralement familial, mais il peut aussi s’agir d’un groupe d’ami·es, d’une relation romantique, etc :

(…) peut-on réduire le patient à sa maladie ? Peut-on comprendre le symptôme comme quelque chose qui serait uniquement interne, pour ainsi dire, au seul patient ? Peut-on occulter la dimension sociopolitique de ce qu’il vit et fait comme s’il vivait n’importe où, n’importe quand, avec n’importe qui, en faisant abstraction du contexte dans lequel un jour s’est manifesté son symptôme (Elkaïm, 1981; Laing, 1991) ?

Éric Trappeniers et Alain Boyer, “Thérapie systémique : individus en interaction ou sujets en relation ?”, Cahiers critiques de la thérapie familiale et des pratiques de réseaux, no33(2), 2004, 161-178.

The Bear excelle particulièrement à montrer que nous ne sommes pas des “individus” indépendant·es mais des êtres en interaction permanente avec un environnement (familial, social, etc), pour le meilleur comme pour le pire. Nos différentes facettes (ou “symptômes”) sont donc mises en lumière par nos relations et interactions avec autrui.

En cette période de repli sur soi et d’individualisme poussé à l’extrême, le visionnage de cette série rappelle également l’essence de cette petite phrase que l’on a beaucoup vue passer sur les réseaux : “being annoyed is the price you pay for community”. La gêne, l’énervement et tous ces sentiments négatifs à l’égard d’autrui — que l’on cherche de plus en plus à mettre de côté au profit d’un quotidien aseptisé, donnant l’impression d’être le·a personnage principal·e de son existence (3) — sont aussi parfaitement représentés dans The Bear. En effet, la (non-)communication entre Syd, Carmy, Richie et toute l’équipe est souvent basée sur une incompréhension mutuelle, si ce n’est une incapacité à se mettre à la place de l’autre. Dans un épisode du podcast Encore heureux, la journaliste et autrice Camille Teste cite les propos de la romancière, dramaturge, essayiste et militante queer Sarah Schulman dans son essai Le conflit n’est pas une agression (4). En effet, cette dernière effectue une distinction entre le conflit dit “horizontal”, où “deux personnes partagent des torts, des incompréhensions l’une envers l’autre” et “les situations d’agression, d’abus, de violence” qui sont “verticales” car “une personne est l’agresseuse et l’autre la victime”. Cette distinction fondamentale effectuée par Sarah Schulman est bien visible dans The Bear. Chaque personnage se retrouve à tirer sur la corde, à coup d’attaques passives-agressives, de silence, voire de disputes virant à la cacophonie. Par ailleurs, il y a aussi quelque chose d’étrangement salutaire et cathartique d’être témoin d’éclats d’une telle ampleur en tant que spectateurice, surtout quand est soi-même paralysé·e par une forte peur du conflit. Cela permet de voir que l’on peut se fâcher, se crier dessus parfois, sans que cela ne détruise nécessairement les liens qui nous unissent à nos proches, car The Bear dépeint aussi des relations fortes qui perdurent en dépit des (grosses) disputes et des petits et grands défauts des personnages.

Richie (Ebon Moss Bachrach) et Tina (Liza Colon-Zayas)

Notons également que l’acte de cuisiner pour autrui, dans un contexte de travail comme en privé, est profondément politique. Le fait de passer du temps sur un plat afin de provoquer des émotions positives chez la personne qui le déguste, ou de se réunir à table dans le cadre d’un repas, n’a rien d’anodin. Il s’agit d’une forme de soin apportée à autrui et d’une manière de se retrouver, d’échanger avec les autres dans un langage qui va au-delà de la communication verbale. La série rappelle à quel point la cuisine et les “actes de service” sont des manières de se rassembler, y compris dans les situations de conflit. On retrouve de nombreuses scènes où les personnages sont forcé·es de mettre leurs différends de côté pour se concentrer sur des tâches et objectifs commun·es, comme le fait de boucler la préparation des plats dans les temps.

Carmy (Jeremy Allen White) et Sydney (Ayo Edebiri)

The Bear m’a d’ailleurs évoqué la définition de l’amour donnée par bell hooks dans son essai All About Love: New Visions, qui ne se limite en aucun cas à la sphère romantique. Dans un chapitre de All About Love dédié à l’importance de la communauté, bell hooks explique la chose suivante :

Contrairement aux mouvements sociaux qui exigent que l’on rejoigne une organisation ou que l’on assiste à des réunions, il est possible de s’engager dans la formation d’une communauté où que l’on se trouve. On peut commencer par un sourire, une salutation chaleureuse, un brin de conversation ; par une bonne action, ou par reconnaître la gentillesse dont on nous gratifie. Chaque jour, on peut s’efforcer de rassembler les membres de notre famille (…)

bell hooks, À propos d’amour (tr. Alex Taillard et Florence Zheng), éditions divergences, 2023.

Ce sont ces toutes ces petites actions, jugées anodines de prime abord mais aussi profondément politiques, que l’on retrouve aussi bien dans la série que dans le fait de cuisiner et de manger avec ses proches. Le visionnage de The Bear ou d’émissions culinaires peut également constituer une forme d’émancipation pour les spectateurices, notamment celles et ceux qui font partie d’une ou plusieurs minorité(s). Le scientifique, activiste et auteur Joseph Osmundson s’attarde sur ce sujet dans un bel article, publié dans la revue LGBTQIA+ Xtra Magazine et intitulé “A culinary journey through The Bear and queer camp cuisine“, en s’appuyant notamment sur le célèbre essai Notes on camp de Susan Sontag (1964). L’esthétique camp tire son origine de l’expression “camper un personnage” et est souvent synonyme d’ironie et d’extravagance. Elle est aussi bien présente dans la pratique du drag que dans les films de John Waters mettant en scène la célèbre drag queen Divine dans des univers trash et décalés, ainsi que dans les “lampes Tiffany’s”, “les dessins d’Aubrey Beardsley” ou “les vêtements des femmes dans les années 1920” (6).  Comme le rappellent Luca Greco et Stéphanie Kunert dans Encyclopédie critique du genre, l’esthétique camp “contribu[e] à déstabiliser et dénaturer l’ordre social en révélant [son] caractère artificiel, genré, classiste et raciste”, ce qui la rend éminemment politique et libératrice, comme un coup de projecteur sur la facticité d’un monde hétéronormé, blanc, bourgeois et raciste dont on se réapproprierait les codes pour mieux les détourner :

Le style camp est invariablement une expérience esthétique du monde. Il incarne la victoire du « style » sur le « contenu », de « l’esthétique » sur la « moralité », de l’ironie sur la tragédie.

Susan Sontag, Notes on Camp, 1964, traduction personnelle.

Revenons à présent à The Bear, à ses cuisines alternativement rutilantes et aux murs recouverts de tâches de sauce, au défilé de toques blanches et de tabliers qui peuplent les souvenirs de Carmy, allant de l’extraordinaire au traumatique. Selon Joseph Osmundson, les règles et les rituels, allant du port d’un uniforme aux phrases répétitives (“Oui Chef·fe !”, “Entendu”, etc) appartiennent à un haut degré de style et d’artifice — et donc, de camp — de par leur aspect codifié. Joseph Osmundson explique que le fait de reproduire chez lui l’atmosphère de la haute cuisine, que ce soit pour cuisiner pour son compagnon ou ses ami·es, a été profondément libérateur. Le port d’un tablier, offert par un ami et similaire à ceux portés dans The Bear, ainsi que l’observation de règles strictes pour la préparation de ses repas, tout comme l’augmentation de la difficulté de ses recettes, sont de petites choses qui ont amélioré son confort de vie et l’ont rendu encore plus heureux à l’idée de cuisiner pour ses proches :

Je ne travaille pas dans un restaurant. Je n’en ai pas envie. Le temps que je prends pour cuisiner sert à me nourrir et à nourrir mes ami·es. Oui, c’est camp — mon tablier stupide et ma petite balance — projetant de la farine sur ma planche à découper de luxe, comme dans une pâtisserie française. Ces techniques, apprises sur Youtube, et dans Top Chef et The Bear, m’ont rendu plus proche du cuisinier que je voudrais être, davantage apte à me nourrir et à faire plaisir à mes ami·es.

Joseph Osmundson, “A culinary journey through The Bear and queer camp cuisine”, Xtra Magazine, 26/05/23, traduction personnelle.

Qu’on l’apprécie ou pas, The Bear est de ces œuvres fictives qui changent des choses en nous, même si elles sont imperceptibles. C’est une série qui colle à la peau et à l’âme, à la manière de ces odeurs de cuisine que l’on emporte avec soi bien après avoir quitté les fourneaux. Ce n’est sûrement pas un hasard si j’ai choisi de la visionner à cette période de mon existence. Cela fait plusieurs mois que je m’interroge sur la notion de communauté, remettant en question mon propre individualisme et mon besoin de solitude — légitime dans un premier temps et notamment lié à ma santé — et j’ai envie d’aller vers des œuvres qui parlent de ces liens-là, de ces personnes avec qui l’on a grandi, de ces commerçant·es qu’on croise tous les jours ou de ce petit café où l’on fait sa pause déjeuner depuis des années et de toustes celles et ceux qui gravitent autour de nous d’une manière proche ou lointaine. Si l’on devait se référer une dernière fois à The Bear pour illustrer cette idée, je choisirais sûrement cette scène issue du troisième épisode de la saison 1, où Carmy écoute un message vocal laissé par sa sœur Natalie le jour de l’anniversaire de leur grand frère disparu avant de se balader sur une plage de Chicago avec “Oh My Heart” de R.E.M. en fond sonore. Si cette dernière me touche autant, c’est aussi parce qu’elle réussit à mettre en images et en mots ce sentiment très particulier de rentrer chez soi pour retrouver ses fondations après un événement traumatique, celles-là même qu’on avait tenté d’abandonner en partant ailleurs, et de réaliser que si ce retour n’est pas forcément agréable, il signifie aussi que l’on a bel et bien une place quelque part. Ou pour le dire autrement : « This place needs me here to start / This place is the beat of my heart ».

(1) La notion de chosen family a trouvé son origine au sein de la culture ball à Harlem dans les années 80, où des personnes noir·es, latino·as et queer ont commencé à se rassembler par “houses” (“maisons”), à savoir de mini communautés dépourvues de lien du sang mais basées sur l’entraide et l’appartenance commune à des minorités.

(2) Il existe évidemment des exceptions parmi ces séries slice of life (“tranches de vie”) parmi lesquelles on peut citer Gilmore Girls, qui accorde une place très importante à la vie en communauté en dépit de son focus (regrettable) sur les relations hétéronormées, ou Broad City, dont les personnages principales sont deux besties que rien ne saurait séparer, y compris leurs relations romantiques.

(3) Les idées reprises dans ce début de paragraphe proviennent de cette excellente (et nécessaire) vidéo d’Illegally Blondes sur l’hyper-individualisme et les dangers représentés par cette trend dangereuse de “ne rien devoir à personne”. À visionner absolument et à partager autour de vous au maximum !

(4) Traduit en français par Julia Burtin Zortea et Joséphine Gross et publié aux Éditions B42 en 2021.

(5) Ces exemples sont extraits de la liste d’éléments camp faite par Sontag dans son essai.

Sources et œuvres citées
- bell hooks, À propos d’amour (tr. Alex Taillard et Florence Zheng), éditions divergences, 2023.
- Luca Greco, Stéphanie Kunert, « Drag et performance » in Rennes Juliette (dir.), Encyclopédie critique du genre, Paris, La Découverte, 2021.
- Tal Madesta, Désirer à tout prix, Binge Audio Éditions, 2022.
- Moises Mendez II, “Why is The Bear queerer than it seems?”, Out, 30/06/25.
- Joseph Osmundson, “A culinary journey through The Bear and queer camp cuisine”, Xtra Magazine, 26/05/23.
- Susan Sontag, Notes on Camp, 1964.
- Eric Trappeniers et Alain Boyer, « Thérapie systémique : individus en interaction ou sujets en relation? », Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, no 33(2), 2004, 161-178.
- “Notre manque de communication nous rend-il toxique ?”, Encore heureux, Binge Audio, 24/11/24.
- “VOUS NE DEVEZ RIEN À PERSONNE” : ah bon ?! (hyper-individualisme, santé mentale et réseaux sociaux)”, Illegally Blondes, 19/10/25.

♬⋆.˚ La rediffusion de mon dernier mix “Forever, For Always, For Certain”, diffusé sur Systems le 15 décembre dans le cadre de ma nouvelle résidence sur les deuils, les changements et les ruptures, est disponible ici avec la tracklist.

⊹₊✎⋆. Comme vous avez pu le constater, cette newsletter change (un peu) de forme en 2026 ! Les textes du début seront (si possible) plus longs et fouillés, même si cela dépendra de mes degrés d’inspiration et de fatigue, variables selon les mois 🙃 Par ailleurs, il n’y aura plus de rubriques “nouvelles” et “recommandations” à proprement parler mais un vrac où je partagerai aussi bien mes derniers projets que des éléments ou recos aléatoires si l’envie est là !

[ ▸ ] Je mentionnais ci-dessus l’incroyable vidéo d’Illegally Blondes sur l’hyper-individualisme et ses dangers mais je souhaitais adresser une mention spéciale à cette chaîne pépite, découverte il y a quelques mois. Flo et Claire y partagent des vidéos-essais aussi pointues et référencées que pédagogiques et nécessaires sur de nombreux sujets (IA, mode, développement personnel…) et je ressors toujours inspirée, pleine d’élan et de références après chaque visionnage de leurs vidéos, où sont également partagé·es des conseils et recommandations concret·es pour mieux vivre et mettre en place des initiatives sur les plans collectifs comme individuels.

Clara McGregor dans Bleeding Love (Emma Westenberg, 2023)

⭒˚。🎬⁠☆∘⁠˚⁠ Durant les derniers jours de 2025, j’ai visionné quelques films sans avoir de véritable coup de cœur. Bleeding Love d’Emma Westenberg (2023) faisait partie de la liste mais je me suis surprise à repenser à certaines scènes, en dépit d’un ensemble inégal, sans oublier des scènes très clichées. Le film relate les retrouvailles sous forme de road trip entre un père et sa fille, désormais adulte et en situation d’addiction, à travers le Nouveau-Mexique. On y trouve des rencontres avec des personnages plus ou moins étranges et de belles scènes musicales (la BO est l’un des points forts du film, tout comme les performances d’Ewan McGregor et de sa fille Clara dans les rôles principaux). Bleeding Love me donne envie d’adresser une mention spéciale aux relations père et fille au cinéma et de recommander ici un magnifique film sur un sujet similaire, à savoir Un étrange voyage d’Alain Cavalier, écrit à quatre mains avec sa fille, Camille de Casablanca.

Je conclus cette première newsletter de l’année avec une habitude demeurée inchangée, à savoir vous laisser sur un morceau, en l’occurrence cette collaboration addictive entre A Good Year, Quiet Light et Late Verlane <3